LEXIQUE

AGENTS ROYAUX: nombre au début du XVI ème siècle; 12000 

ARMAGNAC: 

AVOCAT 

AZINCOURT: <<En dehors de la haute aristocratie, c'est la noblesse de langue d'oïl, surtout, qui a été atteinte. Plusieurs milliers de mort, de prisonniers, des rançons à payer, des familles éteintes ou ruinées. Or les régions les plus touchées, la Picardie, l'Artois, la Normandie, le Beauvaisis, le Soissonnais, sont celles où depuis des siècles la monarchie recrutait ses serviteurs, civils et militaires. Privé de cette noblesse du Nord, le roi a perdu un de ses plus fermes soutiens. D'autre part, à coté des grands officiers de la couronne, tué ou faits prisonniers, presque tous les baillis de langue d'oïl - quinze sans doute sont tombés à Azincourt - ont disparu. Au lendemain de la Saint Crépin, l'administration militaire est décapitée, celle du Domaine royal désorganisée. Dans les jours qui suivent, il faudra, à la hâte, procéder à de nouvelles nominations. Ainsi en frappant la chevalerie du Nord et les officiers du roi, le désastre d'Azincourt a ébranlé les olus solides fondements de la monarchie. 

BAILLI   Officier royal nommé et payé par le roi, révocable à son gré. I1 exerce tous les droits du roi dans son ressort et applique ses ordres." A l'époque révolutionnaire :

ARTFL Project: Dictionnaire de L'Académie française, 5th Edition, 1798 " BAILLI. s. m. Officier Royal d'épée, au nom duquel la Justice se rend dans l'étendue d'un certain Ressort, et qui a droit de commander la Noblesse de son district, lorsqu'elle est convoquée pour l'Arrière--ban. Le Bailli de Rouen. Le Bailli de Vermandois. Le Bailli de Touraine. Bailli, se dit aussi d'un Officier Royal de Robe--longue, qui rend la Justice dans l'étendue d'un certain Ressort, et dont les appellations ressortissent au Parlement. Le Bailli de Nogent--sur--Seine.  Le Bailli d'Amboise. Il se dit aussi d'Un Officier de Robe longue, qui rend la Justice au nom d'un Seigneur. Il y a quelques--uns de ces Baillis qui ressortissent immédiatement au Parlement, comme les Baillis des Pairies, ou des Terres tenues en Pairie; et d'autres qui ressortissent à des Justices Royales, comme les Baillis de certains  Marquisats, de certaines Châtellenies. Dans l'Ordre de Malte, on appelle Bailli, Un Chevalier revêtu d'une dignité qui le met au--dessus des Commandeurs, et qui lui donne le privilége de porter la Grand'croix. Le Bailli de la Morée. sources : Marie-Hélène Boucher sur la liste Histoiregénéalogie

BAILLIAGE  s. m. Tribunal composé de Juges, qui rendent la Justice au nom du Bailli, ou avec le Bailli. Procureur du Roi au Bailliage. Il se dit aussi De certaine étendue de pays qui est sous la Juridiction du Bailli. Ce bourg est d'un tel Bailliage. Il se dit aussi De la maison dans laquelle le Bailli ou son Lieutenant rend la Justice. " 

Faut-il être avocat pour être bailli ? Non d'après MARION, auteur du Dictionnaire des Institutions de la France, XVIIe - XVIIIe s - (Ed. Picard, 1989) : "L'ordonnance de Blois de 1499 qui exigeait que les baillis fussent nobles de nom et d'armes, ordonnait à ceux qui n'auraient pas fait une étude spéciale des lois, càd presque tous, de s'adjoindre un lieutenant gradué en droit ; ces lieutenants, tantôt désignés par le roi, tant par le bailli lui-même, tantôt par des praticiens et des gens de loi du ressort, tantôt acquéreurs de leurs charges, supplantèrent les baillis d'épée ou de robe longue : même l'ordonnance de Blois de 1579 interdit aux baillis d'épée de prendre part au délibéré des sentences rendues en leur nom par leurs lieutenants et les baillis se trouvèrent comme exclus de leur propre tribunal, où ils ne conservèrent que le droit de siéger sans délibérer ". Ils n'étaient donc pas nécessaire que vos baillis soient avocats en parlement, mais sans doute que leurs compétences les ont Inclinés à occuper cette charge ou bien les ont signalés à l'attention des personnes susceptibles de les désigner. Il fallait, pour être avocat, être licencié en droit civil ou canonique, prêter serment. Les avocats au Parlement faisaient partie du corps du Parlement, ainsi que les procureurs, greffiers, huissiers et notaires (Marion)

Concernant la désignation des baillis, je n'ai rien trouvé de précis. Etaient-ils nommés ou achetaient-ils leurs charges à la veille de la Révolution, je ne pourrais vous le dire. En tout cas leur charge était officialisée par une Lette de provision d'office délivrée par la Grande Chancellerie. La série V1 des Archives Nationales abrite une collection de ces lettres de provisions d'office couvrant la période 1641-1790 (grosses lacunes jusqu'à 1674, mais la série est ensuite à peu près complète). Une partie en a été analysée et classée. Voir programme ARNO sur le site du CARAN. Si les baillis étaient nommés, cela ne pouvait être au niveau de la Généralité qui n'était pas une circonscription juridique mais financière, administrée par un intendant. Le territoire couvert par les généralités n'étaient donc pas nécessairement le même que celui couvert par les parlements de Paris et de province qui sont - ces derniers - le plus souvent une émanation des anciennes cours de justice dont s'étaient dotés les grands fiefs rattachés peu à peu au domaine royal (Echiquier de Normandie, conseil éminent de Provence, conseil delphinal du Dauphiné, etc..) sources : Marie-Hélène Boucher sur la liste Histoiregénéalogie

BAN ET ARRIERE-BAN 

BOLOGNE: En 1368, Charles V consulte les juristes des universités d'Orléans, Montpellier et Bologne. 

BOURGUIGNON: 

CABOCHIENS (LES) 

CENSIVE:  Tenure à cens. c'est la tenure par excellence jusqu'au temps des grands défrichements. La censive est héréditaire par nécessité

CHATELLENIE 

CHEVALERIE : Lors de la formation de l'ost, le chevalier et l'écuyer étaient accompagnés de Valets d'armes, de sommeliers et de gens à pieds constituant la troupe (vassaux, sujets ou serfs du fief)
Il y avait d'abord le chevalier qui rejoignait le chevalier à Pennon qui ralliaient les chevaliers à bannière (chevaliers bannerets) placés sous les ordres des chevaliers à double bannière, chefs d'unités tactiques. Rois maudits page 444


CHEVAUCHEUR : Courriers chargés des messages officiels. Les princes souverains, les papes, les grands seigneurs et les principaux dignitaires civils et ecclésiastiques avaient leurs propres chevaucheurs qui portaient costume à leurs armes. Les chevaucheurs royaux avaient droit de réquisition par priorité pour se procurer des montures de rechange en cours de route. Les chevaucheurs pouvaient facilement en relayant faire 100 Km par jour. (Maurice Druon - Les Rois Maudits  

CLEMENT VII (Robert de GENEVE) p72 

COMPAGNIE D'ORDONNANCES :Vers 1450, 15 compagnies d'Ordonnances de 100 lances chacune (1 lance comprenait 6 hommes , l'homme d'armes en armure compléte, 2 archers montés, 1 valet et 2 palefrenier-coutillers; tous avaient un cheval)
En 1476, on recense 2846 lances réparties en 40 compagnies
 

COUR DES AIDES 

CURé: L'évêque nomme le curé, mais dans les faits les <<patrons>> de l'église, seigneurs laïcs, chapitres cathédraux ou abbayes, qui jouissent du droit de présentation à la cure, installent leurs protégés. 

DÎME 

ECUYER p 56 

ELU 

ETIENNE MARCEL  Prévot des marchands de Paris marié avec N. des ESSAR fille de Pierre marchand de Rouen beaufrère de Robert de LORRIS

ENGUERRAND (LE PORTIER) DE MARIGNY : originaire de Rouen. ministre. Lors de son procès à Vincennes, il fut accusé d'avoir trompé Monseigneur de Valois sur l'estimation de la terre de Gaillefontaine en vue d'un échange. Clémence de HONGRIE, Reine de France reçut comme de Louis X le Hutin les seigneuries, maisons et manoirs de Mainneville, Hébécourt, Saint Denis de Fermans, Wardes et Dampierre, les forêts de Lyons et de Bray qui appartenanient à Enguerrand de Marigny

qui échangea avec Valois les seigneuries de Gaillefontaine et de Champrond

FIEF 

FOUAGE: impôt sur les feux 

FRANC-ARCHER 

FRANC-FIEF   

FRANC USAGE page 876 LRM

GABELLE: impôt du sel étabi en 1343 

GRENIERS A SEL; il y en a 80 en 1400, 144 sous louis XI 

IMPÔT INDIRECT (plus tard, appelé AIDES): impôt perçu sur la vente des marchandises à raison d'un sou (*) par livre (5%), d'un treizième des vins en gros et d'un quart pour les vins au détail. (1 sou serait égal à 12 deniers = à vérifier) 

JACQUERIE 

JACQUES BONHOMME p 29 

LANGUE D'OC 

LANGUE D'OÏL   

LETTRE DE RÉMISSION

LETTRE DE RETENUE (Hôtel, Conseil) 

LETTRE DE PROVISION (offices) 

LETTRE DE COMMISSION   

MAJORITÉ   

Petite histoire de la majorité d'après le Larousse du XX ème siècle de 1931

Chez les Francs Saliens : 12 ans
les Francs Ripuaires et les Burgondes : 15 ans et
pour les filles minorité perpétuelle sous la féodalité la majorité varie suivant le sexe et l'état

Dès la fin du XIII ème adoption de la majorité romaine : 25ans
La Normandie est une exception dans les 2 cas par la Loi du 20 Septembre 1791 la majorité est à 21 ans
Toutefois pour certains actes (mariage adoption) la Loi a reculé l'époque de la pleine capacité

Jusqu'au 29 09 1792 :30 ans pour les hommes ,25 ans pour les femmes .
jusqu'a ventose an XII 21 ans pour tous
du 30 ventose an 12 au 21 06 1907:25 ans les hommes et 21 pour les femmes
jusqu'au 05 07 1974: 21 ans pour tous

depuis le 05 07 1974 :18 ans pour tous, mais cela vous le saviez

MARMOUSETS (LES):   

MONTPELLIER: En 1368, Charles V consulte les juristes des universités d'Orléans, Montpellier et Bologne.   

MORTEMER EN BRAY : Roger I, sgr de Mortemer était le fils de l'évêque et de la fille du Roy Herfast de Danemark, neveu de Richard I sans peur 3ème duc de Normandie et grand-père de Guillaume le Conquérant. Cette famille fut connue en Angleterre sous le nom de MORTIMER

NATALITE: La commande démographique commande tout; elle fut lente, mais s'amorça dés la décennie 1420-1430, avec une reprise de la fécondité qui aboutit à une véritable explosion de la natalité à partir de 1450 (4,8 enfants par famille à Figeac, 5,1 à Lyons en Normandie, contre 1,4 en moyenne entre 1330 et 1410). A partir de 1460, des adultes jeunes arrivent en masse sur le marché du travail. 

NUIT DE LA SAINT CLEMENT (23 novembre 1407): p 89 

OFFICE: en fief, à ferme, en garde 

OFFICE ROYAUX: Il faut choisir, pour leur confier les offices royaux, seulement des hommes <<notables, prud'hommes, craignant Dieu, sans avarice>>, des hommes sages et <<suffisants>> c'est à dire compétents, <<bons et idoines>> et surtout pas trop jeunes, soucieux du bien du roi et de la chose publique, du commun profit et pas de leur singulier profit>>. Le moyen de trouver ces bons serviteurs? Pour les nominations, ne pas céder à la faveur et à <<l'importunité des requérants>>, mais recourir à l'élection. Pratiquement tous les officiers seront élus, les principaux par de vastes commissions rassemblant autour du chancelier et du Grand Conseil toute la cour du parlement et la chambre des comptes. Pour les modestes officiers locaux, le bailli battra le rappel du conseil de bailliage et des praticiens du lieu. Ainsi recrutés, les officiers échapperont difficilement au contrôile de l'administration royale tout entière qui sera soustraite aux pressions et influences extérieures.   

OFFICIERS DE LA COURONNE :
revoir les rois maudits page 410

- Connétable de France ; Chef suprême des armées qui devait suivre le roi dans tous ses déplacements. 
- Chancelier de France qui administrait la justice, les affaires ecclésiastiques et les affaires étrangères
- Souverain maître de l'hôtel de la maison du roi

- Grand maître des arbalétriers
- Grand Chambellan

- Grand chambrier
- Grand bouteiller
- Grand Panetier

 

OFFICIER A FERME: prévot, collecteurs d'impôts indirects 

OFFICIER EN GARDE (salarié par le roi): sergent, vicomte, bailli, parlementaire 

OFFICIER ROYAL: Choisi , souvent par voie de scrutin, par un groupe d'environ de 200 personnes, parents du roi, conseillers et membres de grands corps. L'officier est souvent un homme à tout faire passant indifféremment de la justice aux finances, de la police à la gardedes foires de Champagne.. Il ne peut mener une carrière judiciaire ou administrative sans une formation universitaire longue et coûteuse, ni de solides appuis familiaux; mais <<être en lignage au parlemnt >> ouvre bien des perpectives, au parlement, où l'on peut faire de longues carrières , comme ailleurs.

En s'attaquant à sa personne, on s'attaque à la personne du roi; il y a alors lèse-majesté

Ses qualités? Jusqu'en 1380 environ, on exige de lui qu'il soit loyal et bon; après cette date, il lui faut être <<idoine et suffisans>>; les vertus morales s'efface devant la compétence technique. Compétence pratique et expérience acquise dans les cabinets d'avocats ou dans les boutiques du marchand ou du changeur autant qu'à l'école urbaine. On ne néglige évidemment pas la compétence théorique, acquise dans les écoles et à l'Université; rois et princes ont fondé des universités dans ce but. Le niveau intellectuel des officiers élèves: A la fin du XV ème siècle, dans les prévôtés nouvellement mises en garde, les licenciés en droit sont nombreux. Si l'on veut faire carrière au  service du Roi, il fait faire des études que l'on soit bourgeois, clerc ou noble. 

ORLEANS En 1368, Charles V consulte les juristes des universités d'Orléans, Montpellier et Bologne.   

PAPE :

PESTE :

POPULATION: Vers 1380, la population a été divisée de moitié par rapport à 1328   


PREVÔTS:  étaient des fonctionnaires royaux qui cumulaient les fonctions aujourd'hui réparties entre les préfets, les chefs de subdivision militaires, les commissaires divisionnaires, les agents du trésor, du fisc et de l'enregistrement. Au moyen âge ils commençaient de partager leurs attributions avec les receveurs des finances (Maurice Druon - Les Rois Maudits)

RESERVE : Les seigneurs lyonnais, normands, auvergnats ont maintenu leurs réserves.

 SENTENCE: Les listes d"'exploits et amendes que les assises des bailliages et les plaids des vicomtés de Normandie produisent avec régularités et abondance montrent qu'une multitude de délits, de violences et crimes sont réprimés. Cela dans les conditions à près d'une période de trêve (celle des années 1380- 1410).

   L'amende sanctionne les délits variées mais aussi des actes de rébellion ou des actes où le sang coule. Les peines corporelles, mutilation ou mort, sanctionnet les crimes. L'homicide simple est puni de mutilation ou de pendaison, mais le meurtrier est préalablement traîné sur une claie. Les femmes criminelles sont enfouies vivantes (le dernier cas remonte à 1447, à coutances) ou brûlées. Le faux monnayeur est bouilli. La décapitation n'est pas encore privilège de noble (dans les crimes de trahison).

SERGENT: Les sergents étaient des fonctionnaires subalternes chargés de différentes tâches d'ordre public et de justice. Leur rôle se confondait avec celui des huissiers (gardiens des portes) et des massiers. Parmi leurs attributions, celui d'escorter et de précéder le roi, les ministres, les maîtres du parlement et de l'Université. Autrefois les sergents portaient un bâton ou la masse lors des cérémonies universitaires.

 TAILLE: impôt qui est perçu en deux ou trois termes par les agents royaux, sergents, receveurs des aides. CE dernier centralise les rentrées au niveau du diocèse   

TANGUY du CHÂTEL
   


TEMPS

Prime = 6 heures du matin
Tierces pour les heures de la matinée
None pour midi
Vêpres et vêprée de la fin du jour au coucher du soleil

UNITÉS DE MESURE Extrait de la loi du 7 avril 1793 Établissant les noms des nouvelles
mesures.
Myriamètre ou lieue
Kilomètre ou mille
Décamètre ou perche
Décimètre ou perche
Centimètre ou doigt
Millimètre ou trait
Hectare ou arpent
Are ou perche carrée
Décalitre ou velte
Litre ou pinte pour les liquides
Décilitre ou verre
Kilolitre ou muid
Hectolitre ou setier
Décalitre ou boisseau
Décistère ou solive
Millier qui vaut 1000 livres (poids du tonneau de mer)
Kilogramme ou livre
Hectogramme ou once
Décagramme ou gros
Gramme ou denier
Décigramme ou grain

Il était également permis d'utiliser pour les mesures de longueur,( Arrêté du 28 mars 1812) un mesure égale à deux mètres appelée toise et divisée en six pieds, ainsi qu'un mesure égale au tiers du mètre appelée pied, divisé en douze pouces et le pouce en douze lignes. Les mesures d'étoffes pouvaient également se prendre en aune qui correspondait à douze décimètres, divisée en demi, quart, huitième et seizième, ainsi qu'en tiers sixième et douzième. 

UNIVERSITES
: p 52

 VOYAGE: De Paris vers 1400, un jour et demi pour aller à Chartres, deux jours pour Soissons, Trois pour Amiens, Abbeville et Rouen, quatre pour Troyes, cinq pour Bayeux et Vierzon, six pour Bourges, huit jours pour Lyon, neuf pour Cognac, dix pour Rodez quatorze jours pour Nimes ou Toulouse, quinze pour Carcassonne.

VICOMTé

 

Accueil Accueil Roman - Synopsis
Accueil "généalogie"
Classement de sites - Inscrivez le vôtre!